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Europe/Italie20 min de lecture

Que voir à Palerme selon Milan Bez Mapy

Ma journée à Palerme, des catacombes des Capucins au coucher de soleil sur le port de plaisance, en passant par un cannolo dans un couvent. Avec les prix, mes adresses de street food et un itinéraire de deux jours.

Que voir à Palerme selon Milan Bez Mapy
Que voir à Palerme selon Milan Bez Mapy

S’il y a une chose que je ne sauterais pas à Palerme, c’est le cannolo du couvent de Santa Caterina. Le marché de Ballarò le suit de près. Et ce qui m’a le plus surpris, c’est à quel point Palerme s’est améliorée depuis ma dernière visite, il y a quatre ans.

L’essentielselon Milan Bez Mapy
Depuis l’aéroport
train jusqu’au centre, 50 à 60 minutes environ, autour de 6,80 €
Billets
application Trenitalia, sans créer de compte
Transports
à pied dans le centre ; Uber est cher et il n’y a pas de Bolt
Paiement
les petits commerçants acceptent la carte à contrecœur, mieux vaut avoir des espèces
Combien de jours
un pour l’essentiel, deux avec l’excursion à Cefalù
Sommaire10 chapitresMasquerAfficher
  1. 01Comment aller de l’aéroport de Palerme au centre en train
  2. 02Se déplacer et payer à Palerme : espèces, cartes et Uber
  3. 03Où dormir à Palerme et mon expérience près du marché de la Vucciria
  4. 04Combien de jours prévoir à Palerme ?
  5. 05Que voir à Palerme selon Milan Bez Mapy
  6. Catacombes des Capucins à Palerme
  7. Palais des Normands et chapelle Palatine
  8. Marché de Ballarò à Palerme : street food, arancine et pani ca‘ meusa
  9. Cannoli au couvent de Santa Caterina, la fontaine Pretoria et la Martorana
  10. Jardin botanique de Palerme (Orto Botanico) : une oasis de calme
  11. La Cala et le Molo Trapezoidale : où voir le coucher de soleil à Palerme
  12. La Vucciria le soir : le marché vaut-il le coup ?
  13. 06Que manger à Palerme et où : mes adresses de street food
  14. Où manger à Palerme la prochaine fois : les conseils de mes abonnés
  15. 07Ce que je n’ai pas eu le temps de voir à Palerme et qui vaut le coup
  16. 08Palerme vaut-elle le détour ? Comment la ville a changé en quatre ans
  17. 09Mon parcours à Palerme et les prix en bref
  18. Palerme en 2 jours, jour 1 : catacombes, palais royal et marché de Ballarò
  19. Palerme en 2 jours, jour 2 : cannolo, jardin botanique et coucher de soleil au bord de la mer
  20. 10Excursion d’une journée de Palerme à Cefalù et autres conseils pour la Sicile

Que voir à Palerme ? Je suis dans les souterrains du couvent des Capucins et, du fond de leurs niches, des centaines de morts en habits du dimanche me regardent. Certains ont encore la moustache, d’autres de la dentelle sur la tête. C’est comme ça qu’a commencé ma journée à Palerme. Elle s’est terminée quelques kilomètres plus loin, devant les yachts du môle, au coucher du soleil.

Entre-temps, j’ai mangé un sandwich à la rate sur un marché bruyant et un cannolo sous les bananiers d’un couvent. J’ai aussi passé une heure dans un jardin botanique où chantaient les oiseaux. Je vous emmène sur tout le parcours, ratés compris.

L’astuce de Milan Vous pouvez comparer les vols pour Palerme sur Omio. À Palerme, je me suis déplacé à pied et en train. Pour louer une voiture en Sicile, j’utilise Discover Cars, un comparateur de loueurs qui fonctionne comme un comparateur de vols.

Comment aller de l’aéroport de Palerme au centre en train

À l’arrivée, bonne surprise : un train direct relie l’aéroport Falcone Borsellino à la ville. Le trajet dure de 50 à 60 minutes environ et le billet coûte autour de 6,80 €. Tous les trains ne vont pas jusqu’à la gare de Palermo Centrale, mais tous traversent la ville : vous pouvez donc descendre là où ça vous arrange.

À l’aéroport, il y avait la queue devant les trois distributeurs de billets. En attendant, j’ai téléchargé l’application Trenitalia, pris mon billet en quelques clics, sans créer de compte, et reçu un QR code. Même prix, et j’ai été plus rapide que les gens devant moi, qui se battaient encore avec la machine.

Avant le départ, mieux vaut vérifier les horaires et le prix du train pour votre date d’arrivée. Et avant de monter, sachez à quel arrêt vous descendez : je me suis trompé dans la partie souterraine et j’ai dû faire demi-tour.

Gare de l’aéroport de Palerme, avec des trains directs pour le centre
L’aéroport de Palerme a sa propre gare, avec des trains directs pour le centre.
Comment aller de l’aéroport de Palerme au centre en train
Comment aller de l’aéroport de Palerme au centre en train

Puis est venue l’erreur que je voudrais vous épargner. Le train traverse Palerme sous terre, comme un métro, et en sous-sol je n’avais ni réseau, ni internet, ni GPS. Je me suis fié à l’écran du wagon, mais il se trompait. Quand je m’en suis aperçu, j’avais déjà dépassé mon arrêt de deux stations et j’ai dû revenir en arrière. Dans le tunnel, regardez donc par la fenêtre et comptez les arrêts. C’est la Sicile, un peu brouillonne, mais pratique. Il suffit de s’armer de patience.

Autre chose que j’ai remarquée : pour les trajets en train entre deux gares de Palerme, on peut aussi payer en passant sa carte sur le lecteur. Mais il faut la passer à la montée et à la descente.

Si vous restez deux jours, mon itinéraire de 2 jours à Palerme montre comment j’ai réparti la visite de la ville.

Se déplacer et payer à Palerme : espèces, cartes et Uber

À Palerme, je me suis surtout déplacé à pied. Uber est cher et Bolt n’est même pas présent, ce qui m’a surpris. Et payer, ici, c’est toute une histoire. J’avais oublié chez moi le sac où je range mon chargeur et mon trépied pour la journée. Je suis donc allé acheter un tote bag en toile à 2,50 €.

Je n’avais pas d’espèces, et quand j’ai sorti ma carte, le vendeur a levé les yeux au ciel et m’a regardé comme si je venais de tuer quelqu’un. Il a fini par me laisser payer par carte, mais de mauvaise grâce. Pourtant, en Italie, depuis 2022, les commerçants sont obligés d’accepter la carte quel que soit le montant, sous peine d’amende.

Circulation chaotique et dense à Palerme
À Palerme, comme dans toute la Sicile, la circulation est chaotique et intense. Pour faire des excursions dans toute l’île, louez une voiture, mais avec une bonne assurance.
Milan Bez Mapy à Palerme
Milan Bez Mapy à Palerme

Dans les faits, beaucoup de commerçants l’ignorent. Juste après, j’ai retiré 60 € au distributeur, car j’avais lu avant de partir qu’à plusieurs endroits, même les entrées bon marché se paient uniquement en espèces. Dans la rue, attention aussi à la circulation : ici, les Italiens conduisent à leur manière et les deux-roues se faufilent absolument partout.

Où dormir à Palerme et mon expérience près du marché de la Vucciria

J’ai dormi juste à côté du marché de la Vucciria, d’où je pouvais tout faire à pied. Mais le quartier a une vie nocturne débridée et, un soir, des gens ivres m’ont réveillé sous ma fenêtre. Si vous cherchez à vous loger dans le coin, regardez si les avis sur l’hôtel parlent du bruit.

Dormir à Palerme près du marché de la Vucciria
Où dormir à Palerme et mon expérience près du marché de la Vucciria

Combien de jours prévoir à Palerme ?

Pour Palerme elle-même, j’avais une journée entière, et j’ai eu le temps de faire tout ce que je raconte plus bas. Le lendemain, j’ai pris le train pour une excursion à Cefalù. J’ai quand même gardé plusieurs conseils de mes abonnés pour la prochaine fois. Si vous voulez les suivre aussi, comptez deux ou trois jours. Pour savoir comment je répartirais deux jours, voyez l’itinéraire de 2 jours à Palerme.

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Que voir à Palerme selon Milan Bez Mapy

Catacombes des Capucins à Palerme

J’ai commencé la journée aux catacombes des Capucins. Uber m’affichait 15 € pour 2,2 km, ce qui m’a paru cher pour un trajet en ville. À pied, c’était une demi-heure, alors j’y suis allé à pied. Trente-cinq minutes plus tard, j’étais au guichet, en train d’acheter un billet à 5 €. Il y avait peu de monde et les couloirs sont larges : j’ai pu me promener tranquillement.

Environ 8 000 personnes momifiées reposent sous terre. Je m’attendais à quelque chose de sinistre, mais j’ai trouvé ça plutôt surréaliste, et par moments même drôle. Les momies portent des costumes, des bijoux, de la dentelle et même des étiquettes à leur nom. Plusieurs ont encore la peau du visage et l’air de me regarder avec colère. Là où les vêtements sont déchirés, on voit qu’on les a rembourrées de paille ou de papier. Elles ont souvent la tête penchée, car elles sont accrochées au mur, et il y a aussi beaucoup d’enfants.

Catacombes des Capucins à Palerme
Catacombes des Capucins à Palerme

La momification coûtait cher : ce sont donc surtout des Palermitains aisés qui reposent ici. La plus célèbre est Rosalia Lombardo, deux ans, que son père a fait embaumer en 1920. Un siècle plus tard, elle paraît presque intacte. Les photos sont interdites à l’intérieur : le souvenir, vous ne l’emporterez que dans votre tête. Juste à côté, il y a un grand cimetière avec des mausolées et de vieilles photos, et là, personne n’a contrôlé mon billet. Pour moi, les momies ont été l’un des temps forts de la journée. Mais je n’y emmènerais pas ma mère. C’est loin du centre, et voir des morts, ce n’est pas pour tout le monde. Si les cimetières souterrains vous attirent, j’ai aussi écrit sur les catacombes de Paris.

Palais des Normands et chapelle Palatine

Des catacombes, j’ai rejoint le palais royal en passant par la Porta Nuova. Le Palazzo dei Normanni, ou palais des Normands, est considéré comme la plus ancienne résidence royale d’Europe, et le parlement sicilien y siège aujourd’hui. Moi, c’est surtout la chapelle Palatine qui m’attirait. Le roi Roger II l’a fait bâtir pour en faire sa chapelle privée, consacrée en 1140. Les mosaïques byzantines dorées y côtoient un plafond de style arabe. Sur le mur extérieur, une inscription est rédigée à la fois en latin, en grec et en arabe.

J’ai acheté mon billet à une borne, trois minutes avant d’entrer : 10 €. Ce prix est valable le mardi et le mercredi. Du jeudi au lundi, le billet coûte 14,50 € et donne aussi accès aux appartements royaux. La borne m’a prévenu qu’on n’entrait pas en short. J’en portais un, mais personne ne se faisait refouler, alors j’y suis allé. Pour entrer, on passe un contrôle comme à l’aéroport. Des panneaux interdisent les drones, mais mon trépied est passé dans le sac sans problème.

Palais des Normands et chapelle Palatine
Palais des Normands et chapelle Palatine
Palais des Normands et chapelle Palatine à Palerme
Palais des Normands et chapelle Palatine

Ensuite, la queue : environ 45 minutes d’attente pour la chapelle, pour une minute et demie à l’intérieur. Les mosaïques sont superbes, mais attendez-vous à ce rapport-là. Et j’y étais dans la seconde moitié d’octobre : l’été, je n’ose même pas imaginer la foule. Autre détail : le matin, les mosaïques reçoivent la lumière des fenêtres côté sud, elles sont donc plus lumineuses avant midi. Moi, j’y étais vers midi.

Les jardins royaux, compris dans le billet, sont petits et n’ont rien de spécial, mais il y a au moins des toilettes. Devant le palais, en revanche, la Villa Bonanno est un joli parc avec des palmiers, des cactus et des statues.

Marché de Ballarò à Palerme : street food, arancine et pani ca‘ meusa

Du palais royal, je suis allé à pied au marché de Ballarò. En chemin, j’ai failli passer à côté d’un stand discret, Antonello, dans la via Porta di Castro, qu’on rate facilement. Les arancine y sont énormes et il y a quelques chaises en plastique au fond. J’en ai pris deux pour 4 €, et le monsieur m’a offert un verre de Spritz.

Puis je me suis engagé dans les ruelles du marché et, franchement, je ne m’attendais pas à ça dans le centre de Palerme. Des ruelles étroites abritées sous des auvents, du bruit, de la musique, des fruits de mer frais et de la street food à chaque pas. Chez Macelleria Pupetto, que j’aurais du mal à appeler un restaurant, j’ai pris un pani ca‘ meusa, un sandwich à la rate et au poumon. Je n’aime pas beaucoup les abats, mais celui-ci m’a plu, peut-être surtout parce qu’il était bien salé. Avec une bouteille d’eau, j’en ai eu pour 5 €. Si je devais inviter quelqu’un à déjeuner à Palerme, c’est ici que je l’emmènerais.

Arancine chez Antonello, street food à Palerme

Arancine au stand d’Antonello, à Palerme
Arancine chez Antonello, street food à Palerme

Selon la tradition, ce sont des bouchers juifs qui ont inventé le pani ca‘ meusa il y a plus de mille ans : ils gardaient les abats en guise de paiement. Sans fromage, il s’appelle schietta ; avec de la ricotta ou du caciocavallo, maritata. Et si vous commandez chez Antonello, sachez qu’à Palerme, on dit une arancina, au féminin, et à Catane un arancino, au masculin.

Vous trouverez ici des visites guidées et des excursions à Palerme :

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Mais on n’achète pas que de la nourriture au marché. Les gens repartent avec des souvenirs, des poulpes, des épices ou des douceurs, et j’y ai même vu des chaussures chinoises. Le soir, en repassant par là, j’ai trouvé les ruelles complètement vides : Ballarò, c’est pour le déjeuner, pas pour la soirée. C’est pour ça que dans l’itinéraire de 2 jours, je l’ai mis au déjeuner du premier jour.

Pani ca' meusa, sandwich à la rate et plat traditionnel de Palerme
Le pani ca‘ meusa est un plat traditionnel de Palerme. Réservé aux audacieux.
Marché de Ballarò à Palerme
Marché de Ballarò à Palerme
Étals du marché de Ballarò à Palerme
Marché de Ballarò à Palerme

Cannoli au couvent de Santa Caterina, la fontaine Pretoria et la Martorana

Si je ne devais garder qu’une seule expérience de Palerme, ce serait celle-ci. La pâtisserie I Segreti del Chiostro est à l’intérieur même du couvent de Santa Caterina, un peu cachée. On entre par une rue latérale, au 33, via Discesa dei Giudici. J’ai d’abord traversé le couvent et monté l’escalier. Je n’ai trouvé la pâtisserie que grâce aux gens qui m’ont guidé. À l’entrée, on m’a donné un numéro ; quand il a été appelé, j’ai commandé, et il n’y avait plus qu’à manger.

La commande m’a paru un peu chaotique, mais le cannolo était énorme et délicieux. Avec un expresso, j’en ai eu pour 6 €. Ce que j’ai préféré, c’est de pouvoir le déguster en terrasse, sous les bananiers, face à la fontaine. Le soleil brillait et c’était un moment parfaitement authentique. D’après Google, la pâtisserie ferme à 17 h 30 : ne la gardez donc pas pour le soir.

Cannoli au couvent de Santa Caterina, à Palerme
Cannoli au couvent de Santa Caterina
Cannolo chez I Segreti del Chiostro, couvent de Santa Caterina
Cannoli au couvent de Santa Caterina
Milan Bez Mapy mange un cannolo dans un couvent du centre de Palerme
Milan Bez Mapy mange un cannolo dans un couvent du centre de Palerme

Au pied du couvent se dresse la fontaine Pretoria. On l’avait sculptée pour une villa de Florence, Palerme l’a rachetée plus tard, et la place porte le surnom de place de la Honte. Juste à côté, près de la piazza Bellini, s’élèvent la Martorana et San Cataldo, reconnaissable à ses trois coupoles rouges. Je ne suis pas entré, mais j’ai fait de belles photos de l’extérieur. C’est l’amiral du roi Roger II qui a fait construire la Martorana au XIIe siècle, d’où son autre nom, Santa Maria dell’Ammiraglio. L’entrée de la Martorana coûte 2 €, celle de San Cataldo 2,50 €.

Jardin botanique de Palerme (Orto Botanico) : une oasis de calme

À l’étranger, je ne rate jamais un jardin botanique. J’ai vu ceux de New York, de Sydney et de Buenos Aires, et j’ai autrefois fait un petit boulot dans celui de Bratislava. Mon préféré jusqu’ici est Kirstenbosch, au Cap. L’un des pires, en revanche, est à Buenos Aires, même si c’est l’un de mes endroits préférés au monde. Celui de Palerme m’a complètement conquis.

Jardin botanique de Palerme, l’Orto Botanico
Jardin botanique de Palerme, l’Orto Botanico, une oasis de calme

Je suis arrivé une heure avant la fermeture, quand le soleil commençait à descendre. J’ai payé environ 6 € l’entrée, il y avait peu de monde et c’était étonnamment vert. Je me suis promené entre les serres, autour d’un grand bassin de nénuphars et le long d’allées de palmiers extrêmement photogéniques.

Il y a en plus une grande collection de cactus, que j’adore. Ce qui m’a le plus impressionné, c’est un énorme ficus, rapporté en 1845 de l’île Norfolk, près de l’Australie. On le dirait tout droit sorti de la jungle, et je n’étais même pas sûr qu’il s’agisse d’un seul arbre. Pour le photographier en entier, il m’a fallu l’objectif 0,5x de mon téléphone.

Un ficus géant dans le jardin botanique de Palerme
Un ficus dans le jardin botanique de Palerme

Visiblement, les gens du coin viennent ici simplement pour passer un moment. Un jeune couple jouait aux échecs sur un banc, des fleurs s’épanouissaient partout et les oiseaux chantaient. Après l’agitation de Palerme, le contraste était inattendu : une oasis de silence et de verdure. Détail curieux, le jardin a été aménagé à l’endroit où l’Inquisition envoyait autrefois des gens au bûcher. Quant au Gymnasium, le bâtiment près de l’entrée, c’est la première construction néoclassique de Palerme. À l’intérieur, il y a aussi un café où l’on peut prendre un expresso et un petit gâteau. Prévoyez au moins une heure pour la visite. Le jardin est ouvert en octobre jusqu’à 18 h, de novembre à février seulement jusqu’à 17 h, et de mai à août jusqu’à 20 h.

Milan Bez Mapy dans le jardin botanique de Palerme
Milan Bez Mapy dans le jardin botanique de Palerme

La Cala et le Molo Trapezoidale : où voir le coucher de soleil à Palerme

Avant le coucher du soleil, j’ai longé le port de La Cala et j’ai vu un tout autre Palerme. D’abord des rues agitées et sales, puis un jardin verdoyant, et maintenant des yachts de luxe. Une promenade fait tout le tour du port de plaisance, le long de l’eau. Le soir, les gens y font leur jogging ou s’installent sur la pelouse, et des pêcheurs sont postés au bord de l’eau. C’est chic et propre, mais pas snob.

En regardant ensuite les images satellites sur Google, j’ai découvert qu’il y avait encore récemment ici un chantier hérissé de grues. Le Molo Trapezoidale a ouvert en octobre 2023, après sa reconstruction, et s’appelle aujourd’hui Palermo Marina Yachting. Il y avait auparavant des bâtiments délabrés, démolis pendant les travaux. Sur le môle, il y a de nombreux restaurants, par exemple Morettino ou Ciurma, ainsi que des boutiques. Pour un rendez-vous galant, ou avec ma mère, comme lors de notre séjour à Trapani, c’est ici que j’irais dîner.

Port de La Cala et Molo Trapezoidale au coucher du soleil, à Palerme
La Cala et le Molo Trapezoidale : où voir le coucher de soleil à Palerme
Yachts au Molo Trapezoidale à Palerme
La Cala et le Molo Trapezoidale : où voir le coucher de soleil à Palerme

La Vucciria le soir : le marché vaut-il le coup ?

Le soir, je suis allé faire un tour au marché de la Vucciria. Une ruelle étroite pleine de restaurants m’a rappelé le Trastevere de Rome. J’avais lu qu’on y faisait des grillades le soir, directement dans la rue, mais ce mercredi-là, les stands étaient fermés. Je ne sais pas si les grillades n’ont lieu que le week-end, alors mieux vaut vérifier avant d’y aller. Dans mon itinéraire de 2 jours, la Vucciria clôt le deuxième jour, après le coucher du soleil au port de La Cala.

Le marché de la Vucciria à Palerme le soir
La Vucciria le soir : le marché vaut-il le coup ?

Que manger à Palerme et où : mes adresses de street food

Ce que j’ai mangé de meilleur à Palerme, je l’ai trouvé à un stand de rue, sur un marché et dans un couvent. Je n’ai jamais payé plus de 6 €. Palerme est une ville où il vaut mieux manger sur le pouce en chemin que passer la journée attablé au restaurant.

Première étape : l’arancina, une boule de riz frite qu’on trouve à Palerme à chaque coin de rue. J’ai pris la mienne au stand discret d’Antonello, dans la via Porta di Castro, entre le palais royal et le marché de Ballarò. Les arancine y sont énormes et calent bien. Pour deux, j’ai payé 4 €, et le monsieur m’a offert un verre de Spritz.

Au marché de Ballarò, chez Macelleria Pupetto, j’ai goûté le pani ca‘ meusa, le sandwich à la rate et au poumon. C’est un plat pour les estomacs aventureux et je ne suis pas fan d’abats, mais celui-ci m’a plu. Avec une bouteille d’eau, il m’a coûté 5 €.

Et puis il y a eu mon meilleur souvenir de Palerme : le cannolo du couvent de Santa Caterina. À la pâtisserie I Segreti del Chiostro, on me l’a garni une fois mon numéro appelé. Un énorme cannolo et un expresso m’ont coûté 6 €, et je les ai dégustés en terrasse, sous les bananiers, face à la fontaine.

Où manger à Palerme la prochaine fois : les conseils de mes abonnés

Plusieurs adresses recommandées par mes abonnés, ou connues à Palerme, sont restées sur ma liste. Je ne les ai pas testées, mais si vous avez le temps, voici celles où j’irais la prochaine fois :

  • Ke Palle, via Maqueda, pour ses arancine aux garnitures très variées. Une abonnée m’a conseillé de les arroser d’une Messina au sel de mer, une bière sicilienne.
  • Pasticceria Cappello, à deux pas des catacombes, connue pour son gâteau au chocolat à sept couches, le setteveli. Le mercredi où j’étais à Palerme, elle était fermée, d’après Google.
  • Pani ca‘ meusa Porta Carbone, via Cala, près du port, et l’Antica Focacceria San Francesco, qui existe depuis 1834.
  • I Pastari, via Roma, où les pâtes sont faites maison. Une abonnée m’a vanté les busiate au pesto de pistache et au guanciale.
  • Farmacia Alcolica, un bar à cocktails dans une ancienne pharmacie, où les boissons portent des noms de médicaments.

Arancine, pani ca‘ meusa et cannolo : je les ai placés dans l’itinéraire de 2 jours pour que vous les ayez sur votre chemin.

Ce que je n’ai pas eu le temps de voir à Palerme et qui vaut le coup

Avant le voyage, mes abonnés m’ont envoyé des dizaines de suggestions. Faute de temps, je n’ai pas tout fait, alors je ne parle pas de ces endroits d’expérience. Je n’ai pas vu :

  • la cathédrale et la promenade sur ses toits
  • le Teatro Massimo
  • Monreale
  • le mont Pellegrino et le sanctuaire de sainte Rosalie
  • la plage de Mondello
  • l’église du Gesù
  • l’église du Carmine Maggiore, avec sa coupole en majolique au-dessus du marché de Ballarò

Le Castello Utveggio, sur la colline qui domine la ville, ne se visite que du jeudi au dimanche : il faut donc bien choisir son jour.

Palerme vaut-elle le détour ? Comment la ville a changé en quatre ans

J’ai vu Palerme pour la première fois il y a quatre ans, quand ma mère et moi étions à Trapani et que nous y sommes venus pour une journée. À l’époque, elle ne m’avait pas vraiment plu : je l’avais trouvée trop sauvage, sale et laide. Depuis, je suis allé à Naples et, pour moi, il n’y a rien de « pire » que Naples.

Cette fois, Palerme m’a paru plus propre et plus ordonnée. Il y a de nouveaux ports de plaisance et beaucoup de nouveautés. La ville reste animée, mais par rapport à ma première visite, elle a franchi un sacré cap. Côté prix, c’est raisonnable, et rien ne m’a paru exagéré.

Mon parcours à Palerme et les prix en bref

J’ai fait tout ce parcours en une journée. Si vous avez deux jours pour Palerme, je le couperais après le déjeuner au marché de Ballarò. L’ordre des étapes reste le même et vous n’aurez pas à traverser la ville dans tous les sens. Le premier jour se passe dans l’ouest de la ville, le second dans le centre et au bord de la mer.

Palerme en 2 jours, jour 1 : catacombes, palais royal et marché de Ballarò

  1. Catacombes des Capucins : le matin, environ une heure, entrée 5 €, à 35 minutes à pied du centre
  2. Palais des Normands et chapelle Palatine : 1 h 30 avec la queue, entrée 10 € le mardi et le mercredi, 14,50 € les autres jours. Avant midi, les mosaïques sont mieux éclairées.
  3. Arancine chez Antonello, via Porta di Castro : sur le chemin du palais au marché, deux pour 4 €
  4. Marché de Ballarò : déjeuner, sandwich à la rate et eau pour 5 €

Palerme en 2 jours, jour 2 : cannolo, jardin botanique et coucher de soleil au bord de la mer

  1. I Segreti del Chiostro : cannolo et expresso pour 6 €, puis la fontaine Pretoria et la Martorana de l’extérieur. D’après Google, la pâtisserie ferme à 17 h 30.
  2. Orto Botanico : au moins une heure, entrée environ 6 €, ouvert en octobre jusqu’à 18 h, de novembre à février jusqu’à 17 h
  3. La Cala et le Molo Trapezoidale : coucher de soleil et dîner
  4. La Vucciria : promenade du soir

Le premier après-midi et la matinée du deuxième jour restent ainsi libres. J’en profiterais pour les endroits que je n’ai pas eu le temps de voir, par exemple la cathédrale ou le Teatro Massimo.

Le train de l’aéroport au centre coûte environ 6,80 € et Uber m’affichait 15 € jusqu’aux catacombes.

Excursion d’une journée de Palerme à Cefalù et autres conseils pour la Sicile

Excursion d’une journée de Palerme à Cefalù
Excursion d’une journée de Palerme à Cefalù et autres conseils pour la Sicile

Le lendemain, je suis allé en train à Cefalù. Ce que j’ai eu le temps d’y voir, je l’ai raconté dans l’article que voir à Cefalù. Le billet depuis Palermo Centrale m’a coûté 7,10 € l’aller simple et le trajet a duré environ une heure. Si vous voulez découvrir aussi l’ouest de la Sicile, jetez un œil à mon guide que voir à Trapani et à l’article sur l’excursion aux îles Égades.

Bon voyage !

Milan Bez Mapy
Écrit par
Milan Bez Mapy

Blogueur voyage slovaque qui, depuis 2013, fait sortir les Slovaques de leurs chaises de bureau. Auteur du livre Influencer et fondateur du blog Bez Mapy.