Fuerteventura divise : mieux vaut vous faire votre propre avis. Moi, une semaine m’a suffi. L’île vaut surtout le voyage pour ses plages, comme Cofete et la Laguna de Sotavento. Viennent ensuite les dunes de Corralejo, avec une excursion à l’île de Lobos, et les petites villes d’El Cotillo et de Betancuria.
- Se déplacer sur l’île
- louez une voiture, les bus avaient parfois plus d’une demi-heure de retard et, une fois pleins, ils ne prennent plus personne
- Où j’ai dormi
- deux nuits dans le sud, au SBH Maxorata Resort à Morro Jable, et deux dans le nord, au Riu Oliva Beach, près des dunes
- Aller à l’aéroport
- transfert Canary Shuttle, j’ai payé environ 10 € par personne depuis Corralejo ; en taxi, comptez autour de 60 €
- Pico de la Zarza
- ascension facile jusqu’au point culminant de l’île, moins de deux heures à l’aller, sentier non balisé
- Isla de Lobos
- billets de bateau à acheter la veille, ils partent vite ; permis d’accès à demander en ligne
Sommaire3 chapitresMasquerAfficher
- 01Conseils pratiques : vols, hébergement et transports à Fuerteventura
- Où acheter un billet d’avion pour Fuerteventura
- Où dormir à Fuerteventura et comment trouver un hébergement
- Se déplacer à Fuerteventura : faut-il louer une voiture ?
- Les plages de Fuerteventura et le naturisme
- 02Visiter Fuerteventura : que voir pendant vos vacances
- Ascension du Pico de la Zarza, environs de Morro Jable et plage de Cofete
- La Laguna de Sotavento et les plus belles plages des Canaries
- Corralejo, ses dunes, Popcorn Beach et l’excursion sur l’île de Lobos
- El Cotillo et Betancuria
- 03Fuerteventura vaut-elle le voyage ? Mon avis
Que voir à Fuerteventura ? C’était la dernière des « grandes » îles Canaries où je n’étais pas encore allé, et je ne me suis décidé que récemment. C’est aussi l’île sur laquelle j’avais entendu les avis les plus partagés. Certains m’ont dit que c’était celle qu’ils avaient le moins aimée, parce qu’elle est aride ; d’autres, celle qu’ils avaient préférée.
Il ne me restait donc plus qu’à me faire mon propre avis, non ? Dans cet article, je vous donne mes idées sur ce qu’il faut voir à Fuerteventura en une semaine de vacances, avec quelques impressions personnelles.
Conseils pratiques : vols, hébergement et transports à Fuerteventura
Dans mes autres articles sur les Canaries, je vous dis aussi où aller et ce qu’il faut voir :
- Que voir à Tenerife
- Que voir à Gran Canaria
- Que voir à Lanzarote
Mais commençons par les questions pratiques : où acheter des billets d’avion pas chers pour Fuerteventura, comment trouver un hébergement, comment se déplacer sur l’île et s’il faut louer une voiture, avec, comme toujours, tous les liens utiles. C’est parti.
Où acheter un billet d’avion pour Fuerteventura
Comme pour toutes les autres îles Canaries, Ryanair vole depuis Vienne vers Fuerteventura : l’avion atterrit à Puerto del Rosario. J’ai trouvé un aller-retour à 80 € sans bagage en soute : je fais tenir mes affaires sans problème dans un bagage cabine. Je vous explique ma méthode ici : comment tout faire tenir dans un petit bagage cabine.
Où dormir à Fuerteventura et comment trouver un hébergement
Trouver un hébergement à Fuerteventura n’est pas difficile. En octobre, hors saison, j’ai trouvé plein d’offres à très bon prix directement sur la plage, y compris en formule tout compris. En gros, vous avez le choix entre trois grands secteurs : le sud autour de Morro Jable, le centre de l’île près de l’aéroport, à Caleta de Fuste, ou tout au nord, à Corralejo.
Si vous voulez vous couper du monde, essayez El Cotillo. Personnellement, c’est Corralejo que j’ai préféré, mais la ville a un inconvénient : si vous louez une voiture pour faire des excursions sur l’île, vous allez passer vos vacances au volant. Fuerteventura est la deuxième plus grande île des Canaries, et elle est tout en longueur : il faut en tenir compte. La plus grande, c’est Tenerife.
Une solution possible : réserver dans plusieurs coins de l’île et se déplacer au fur et à mesure, en passant environ deux nuits à chaque étape. C’est exactement ce que j’ai fait. Dans le sud, à Morro Jable, j’ai logé au SBH Maxorata Resort, directement sur la plage.
À Corralejo, j’ai choisi le Riu Oliva Beach Resort. Il n’est pas en ville mais au bord de la plage, près des dunes. La ville est à une heure à pied, ou à quelques minutes en bus.

Se déplacer à Fuerteventura : faut-il louer une voiture ?
LOUEZ UNE VOITURE. Je l’écris en majuscules parce que Fuerteventura est la seule de toutes les îles où j’ai eu de vrais problèmes pour me déplacer. Ici, les bus ont plus d’une demi-heure de retard, ils passent au compte-gouttes et, s’ils sont pleins, ils ne vous prennent pas : le suivant passe une heure plus tard. Retenez-le : c’est une grande île, mal desservie par les transports en commun. Louez une voiture.
Si vous préférez quand même vous passer de voiture, téléchargez l’application Moovit, qui fonctionne aussi sur les autres îles. Elle vous indique les trajets et les bus. Mais ici, à Fuerte, elle s’est révélée peu fiable. Pour prendre le bus, il faut aller sur le site officiel, trouver votre ligne et regarder l’heure de départ au premier arrêt. Ensuite, à vous de calculer de tête quand elle passera à peu près là où vous attendez. Un vrai cirque. Dans certaines villes, il y a aussi des trottinettes ; j’en ai pris une de temps en temps.
Aéroport de Fuerteventura : mon conseil pour le transfert
Comme on ne peut pas compter sur les bus, je vous conseille de prendre un transfert pour l’aéroport. J’ai eu une très bonne expérience avec Canary Shuttle. Entre Corralejo et l’aéroport, j’ai payé une dizaine d’euros par personne, dans un sens comme dans l’autre. À titre de comparaison, un taxi coûte environ 60 €.

Les plages de Fuerteventura et le naturisme
Je vous présente plus bas les plages de Fuerteventura que je conseille. On dit que l’île a les plus belles des Canaries, et je le confirme. Du sable doré, de petites vagues et une entrée dans l’eau en pente douce. Sachez que le naturisme est ici largement toléré : vous croiserez des naturistes littéralement partout, pas seulement sur les plages naturistes.
L’astuce de Milan Si vous n’avez jamais vu de plage de sable noir, c’est à Tenerife qu’il y en a le plus. Mais Fuerteventura a aussi la sienne, assez connue : Ajuy. Faites-y un saut.
Vous trouverez ici des excursions et des visites à Fuerteventura :
Visiter Fuerteventura : que voir pendant vos vacances
- L’ascension du Pico de la Zarza
- Les environs de Morro Jable
- La plage de Cofete
- La Laguna de Sotavento
- Corralejo et ses dunes
- Popcorn Beach
- L’excursion sur l’île de Lobos
- Les villes d’El Cotillo et de Betancuria
Ascension du Pico de la Zarza, environs de Morro Jable et plage de Cofete
On associe surtout Fuerteventura à ses plages, mais l’île a aussi de belles randonnées en montagne à tenter. Le point culminant de Fuerteventura, le Pico de la Zarza, se dresse dans le parc naturel de Jandía (prononcez « Khandía »). Ce parc de plus de 14 000 hectares couvre une grande partie du sud de l’île. À plus de 800 mètres d’altitude, le sommet offre par temps clair une vue d’enfer. Vous reconnaîtrez sans peine les plages de Cofete et de Barlovento, juste en dessous. Ce n’est pas un hasard si j’ai mis « par temps clair » en gras.
L’ascension du Pico de la Zarza montre à quel point Fuerteventura est aride. À chaque mètre gravi, le paysage gagne en contrastes, en textures et en couleurs. En chemin, guettez les chèvres : elles vivent ici en liberté. J’y suis monté par temps couvert et je n’ai rien vu, mais l’important, c’est le chemin, pas l’arrivée, non ? Partez plutôt le matin. La montée n’est pas difficile : comptez moins de deux heures à l’aller. Le sentier n’est pas balisé du tout, mais vous trouverez sans mal le chemin du sommet. Pour vous garer, voici le parking officiel, gratuit. Plus bas, mes photos. La vue, il faudra la chercher sur Google.
Au départ, je voulais monter pour le lever du soleil. Mais comme je ne connaissais pas encore le terrain, j’ai laissé tomber et je suis parti après le petit-déjeuner. Comme je le disais, le terrain n’est pas difficile et, avec une lampe frontale, j’aurais pu le faire avant le lever du soleil. Dans cette partie de l’île, je vous recommande aussi la plage de Cofete, dont j’ai déjà parlé, et le phare de Morro Jable.



La Laguna de Sotavento et les plus belles plages des Canaries
Fuerteventura compte plus de 150 kilomètres de plages. Certaines sont de petites criques de sable blanc à l’eau turquoise. D’autres, d’immenses étendues de sable qui figurent toujours dans les classements des meilleures plages d’Espagne. Et c’est justement dans le sud, sur la péninsule de Jandía, que vous trouverez deux des plus belles plages de l’île.
La première, c’est Cofete. La seconde, c’est Sotavento : elle change d’aspect avec les marées et forme une lagune d’eau salée. Les plages de Sotavento ont du sable doré, une eau turquoise et limpide, de hautes dunes et même une lagune qui se forme à marée haute. Seul bémol : le vent souffle fort sur Fuerteventura. C’est d’ailleurs grâce au vent que les kitesurfeurs du monde entier connaissent Sotavento. L’endroit accueille certaines épreuves de la Coupe du monde de windsurf et de wingfoil.
Depuis Morro Jable, une piste en terre d’une vingtaine de kilomètres mène à la plage de Cofete. Certains loueurs l’interdisent dans leur contrat, ou leur assurance ne couvre pas ce trajet : lisez donc les conditions avant de réserver. Si vous comparez sur Discover Cars, elles sont indiquées pour chaque offre. Si vous ne voulez pas prendre de risque avec la voiture, un bus 4×4 fait aussi le trajet depuis Morro Jable. Pourquoi les loueurs exigent-ils une carte de crédit ? Je l’explique dans mon article sur la carte de crédit en location de voiture.
Les plages de Sotavento, elles, sont faciles d’accès. Cherchez sur Google le café Palmita Pepe y Antonia, qui a vue sur l’océan, garez-vous et commandez mon préféré : le café bombón, un expresso au lait concentré sucré. J’y ai flâné, je me suis baigné, mais je ne suis pas franchement du genre plage.



Corralejo, ses dunes, Popcorn Beach et l’excursion sur l’île de Lobos
Corralejo est au nord de Fuerteventura, juste en face de l’îlot de Lobos, dont la silhouette à l’horizon fait partie du paysage de la station. Les bateaux pour Lobos partent du port même de Corralejo, comme ceux pour Lanzarote. Vous pouvez y consacrer une journée entière. L’ambiance marine de la vieille ville est idéale pour flâner tranquillement et goûter le vin et le poisson frais des restaurants du coin.
L’astuce de Milan Tout au bout de la Calle Iglesia, côté sud, plusieurs bons restaurants servent des fruits de mer frais. Je me suis attablé dans l’un d’eux devant un poulpe, mais le nom du restaurant m’est sorti de la tête.


Arrêtez-vous à Popcorn Beach, la plage « pop-corn » de Fuerteventura, à une heure à pied seulement de Corralejo, ou à quelques minutes en voiture. Quand des fragments d’algues corallines, les rhodolithes, roulent sur le fond marin, ils s’arrondissent et finissent par ressembler à du pop-corn. Les vagues rejettent ensuite leur squelette calcaire directement sur la plage. Certains ont la taille d’une boule de pétanque, et c’est une rareté à l’échelle mondiale. N’oubliez pas non plus les dunes du désert, juste derrière la ville, ni les plages naturistes.
Isla de Lobos : billets et permis d’accès
Je ne suis malheureusement pas allé sur l’île de Lobos, alors que j’avais déjà mon billet. Pour des raisons personnelles, je l’ai laissé filer et je me suis offert une journée calme et reposante à la plage. J’ai quand même un conseil pour les billets : achetez-les la veille, ils partent vite. Il faut aussi un permis pour accéder à l’île, délivré automatiquement : il suffit de remplir le formulaire sur ce site.


El Cotillo et Betancuria
On pourrait croire que Fuerteventura n’est que plages et sable, mais l’île a aussi deux jolies petites villes qui méritent une visite : El Cotillo et Betancuria. Ce qui fait le charme d’El Cotillo, c’est le calme, le silence et les journées paresseuses à la plage. Ici, l’activité numéro un consiste à choisir un joli coin sur l’une des plages et à se détendre. Si vous êtes sur l’une des plages de la lagune, achetez un masque et un tuba, et essayez le snorkeling. Les poissons et autres animaux marins y sont nombreux et, grâce aux récifs qui protègent les lagunes, l’eau reste toujours calme et agréable. La plage de La Concha, au sable fin et à l’eau calme, devrait vous plaire.
Traversez le village à pied jusqu’à la tour du Tostón, à El Cotillo (Torre del Tostón). De là, on voit le port et la plage des surfeurs. Cette tour connue, l’une des rares constructions de ce genre à Fuerteventura, date du début du XVIIIe siècle : elle devait protéger le port des pirates. Du sommet, la vue panoramique porte sur tous les environs. Allez aussi jusqu’au phare de Tostón (Faro de Tostón). Betancuria, elle, a été fondée au début du XVe siècle par le Français Jean de Béthencourt. Elle est restée la capitale de Fuerteventura jusqu’en 1834. L’église Santa María de Betancuria, ancienne cathédrale, est le bâtiment le plus important de la ville.
Fuerteventura vaut-elle le voyage ? Mon avis
Si vous avez d’autres idées de choses à voir à Fuerteventura, laissez-les-moi en commentaire. Gardez cet article sous le coude pour explorer l’île. Les Canaries comptent parmi les coins d’Europe les plus intéressants, et j’y reviens toujours avec plaisir.
Milan Bez Mapy





