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Europe/Slovaquie28 min de lecture

Que voir à Trnava et où déguster du vin et de l’hydromel

Trnava m’a surpris, alors que je pensais connaître l’ouest de la Slovaquie par cœur. Remparts, cryptes, tour municipale et basilique ; et tout autour, du vin et de l’hydromel.

Que voir à Trnava et dans les environs, et mes conseils pour Noël

Trnava m’a surpris, alors que je pensais connaître l’ouest de la Slovaquie par cœur. En ville, ne manquez ni les remparts, ni les souterrains avec leurs cryptes et leurs caves, ni la tour municipale, ni la basilique Saint-Nicolas. Dans les environs, je vous conseille une dégustation de vin chez Terra Parna et d’hydromel à Medolandia. Le conducteur, lui, s’abstiendra.

L’essentielselon Milan Bez Mapy
Où j’ai dormi
dans le centre, aux Apartments 1620yr, une maison Renaissance de 1620, puis un an plus tard au manoir de Voderady
Visite gratuite
en juillet et en août, les visites guidées gratuites partent du pied de la tour municipale et durent environ une heure ; j’ai suivi le circuit Trnava sacra
Pour un café
Synagóga Café, dans une synagogue restaurée, l’un de mes cafés préférés en Slovaquie
Medolandia
entrée à 5 € de mai à septembre, gratuite d’octobre à avril ; les roses en été, l’hydromel et le pain d’épices en hiver
Terra Parna
les dîners de dégustation du domaine, dans la Ružová dolina, affichent complet des mois à l’avance
Sommaire9 chapitresMasquerAfficher
  1. 01Où dormir dans le centre historique de Trnava
  2. 02Que voir à Trnava et dans les environs selon Milan Bez Mapy : monuments et conseils
  3. Pourquoi Trnava est surnommée la Petite Rome, et ce qui se cache vraiment derrière
  4. La ville souterraine de Trnava, ses cryptes et ses caves
  5. Les remparts de Trnava
  6. La place de la Trinité et le marché de Noël
  7. La tour municipale de Trnava et son horloge mécanique
  8. Synagóga Café et le café du théâtre Ján Palárik
  9. 03La basilique Saint-Nicolas et le tableau qui, selon la légende, a sauvé trois fois Trnava
  10. 04La sucrerie de Trnava, le cœur industriel de la ville
  11. Petite histoire de la sucrerie de Trnava
  12. 05Le parc à l’anglaise du manoir de Voderady, le premier du genre en Slovaquie
  13. 06Terra Parna, le domaine où j’ai enfin compris pourquoi le portugais bleu n’a rien de portugais
  14. 07Medolandia et la roseraie de la comtesse aux roses, qui aimait Beethoven
  15. Medolandia et la dégustation d’hydromel
  16. 08Où manger et où déguster du vin et de l’hydromel autour de Trnava
  17. Le domaine Vína z Mlyna, son canard rôti et son vin de messe
  18. Le domaine Mrva & Stanko
  19. Le domaine Karpatská Perla
  20. Dégustation d’hydromel à Smolenice
  21. Le Bistro PERK
  22. 09Le manoir de Voderady : dîner et nuit sur place

Que voir à Trnava et dans les environs ? Je l’avoue : je pensais avoir arpenté tout l’ouest de la Slovaquie et le connaître sur le bout des doigts. Quand Región Trnava, l’organisation touristique de la région, m’a invité, je me suis dit : « Pourquoi pas ? Je ne découvrirai sans doute rien de nouveau, mais au moins je ferai une petite virée en Slovaquie. » Et vous savez quoi ? Tout, absolument tout, était nouveau. Voici ce qu’il faut voir à Trnava.

Trnava est l’une des plus anciennes villes de Slovaquie. En 1238, elle a été la première ville de l’actuelle Slovaquie à recevoir des privilèges urbains. Son centre historique est entouré de remparts qui comptent parmi les fortifications les mieux conservées de Slovaquie et d’Europe.

La ville était autrefois un centre religieux, intellectuel et culturel, et cela se sent encore aujourd’hui. Sans parler de tout cet excellent vin et de l’hydromel, que l’on peut déguster ici du matin au soir. Croyez-moi, j’ai vérifié par moi-même. Posez vos valises, la visite peut commencer.

Que voir à Trnava et dans les environs, et mes conseils pour Noël
Que voir à Trnava et dans les environs, et mes conseils pour Noël
L’astuce de Milan Pour faire la tournée des domaines viticoles autour de Trnava, une voiture est bien pratique. Reste à désigner celui qui ne goûtera pas. Pour louer une voiture, j’utilise Discover Cars, un comparateur de loueurs qui fonctionne comme un comparateur de vols. Si vous venez en train ou en car, vous pouvez comparer les liaisons vers la Slovaquie sur Omio.

Où dormir dans le centre historique de Trnava

Les hébergements ne manquent pas à Trnava, je ne peux donc vous recommander que celui que j’ai testé moi-même. Quand je dors quelque part, j’aime les lieux authentiques qui ont du caractère.

J’ai logé en plein centre, aux Apartments 1620yr. Les appartements occupent une maison Renaissance de 1620, un bel exemple d’architecture bourgeoise classé monument culturel national.

Dégustation de vin à Trnava selon Milan Bez Mapy
Où dormir dans le centre historique de Trnava

L’architecture de la maison est typique de la Renaissance, avec une galerie à arcades qui lui donne un cachet historique bien à elle. Me réveiller ici le matin a été un vrai plaisir. Si vous êtes en voiture, vous pouvez aussi dormir au manoir de Voderady, où j’ai séjourné un an plus tard. Je vous parle plus bas du manoir et du parc qui se cache derrière.

Que voir à Trnava et dans les environs selon Milan Bez Mapy : monuments et conseils

  1. Pourquoi Trnava est surnommée la Petite Rome, et ce qui se cache vraiment derrière
  2. La ville souterraine de Trnava, ses cryptes et ses caves
  3. Les remparts de Trnava
  4. La place de la Trinité et le marché de Noël
  5. La tour municipale et la vue sur tout Trnava
  6. Synagóga Café et le café du théâtre Ján Palárik

Pourquoi Trnava est surnommée la Petite Rome, et ce qui se cache vraiment derrière

La réponse « parce qu’il y a beaucoup d’églises », je l’avais entendue maintes fois, y compris lors de ma toute première venue à Trnava. Ce n’est qu’à mon dernier passage que j’ai eu le fin mot de l’histoire, pendant une visite gratuite de la ville. Le guide Slavomír Dzvonik, de l’office de tourisme local, m’a tout détaillé. Et je dois reconnaître que la vraie raison est bien plus intéressante que le nombre de clochers.

En 1526, les Hongrois ont perdu la bataille de Mohács. Quelques années plus tard, les Ottomans ont pris Esztergom, jusque-là siège de l’archevêque du royaume de Hongrie. L’élite de l’Église avait besoin d’un nouveau lieu sûr, et elle a choisi Trnava, une ville aux solides remparts. L’archevêque d’Esztergom y a transféré son siège en 1543 et y est resté près de trois cents ans, jusqu’en 1820. C’est pour exactement la même raison que Bratislava est devenue à cette époque la ville des couronnements. Les Ottomans occupaient les anciens centres du pays, et tout ce qui comptait s’est déplacé vers l’ouest.

Trnava a ainsi été, pendant trois siècles, le centre religieux et culturel de tout le royaume de Hongrie. En 1635, le cardinal Péter Pázmány y a fondé une université qui a attiré des milliers d’étudiants. Les ordres religieux, jésuites, franciscains, paulins, trinitaires, clarisses ou ursulines, y ont bâti l’un après l’autre leurs églises et leurs couvents. Voilà pourquoi le petit centre historique compte autant de clochers. Ni hasard ni effet de mode : pendant trois siècles, toute l’administration ecclésiastique du pays s’était installée ici. Ce n’est qu’en 1777 que l’université a déménagé à Buda et que Trnava a perdu son statut privilégié. Le surnom de Petite Rome, lui, est resté.

  • L’astuce de Milan En juillet et en août, Trnava Tourism organise des visites guidées gratuites de la ville. Elles partent du pied de la tour municipale, durent environ une heure et conviennent aussi aux enfants et aux visiteurs étrangers. J’ai suivi le circuit « Trnava sacra », consacré aux monuments religieux, et le guide porte même un costume d’époque. Il existe un second circuit, « Trnava svetská » (la Trnava profane). Il vous emmène dans des lieux habituellement fermés au public, comme un bastion des remparts.

La ville souterraine de Trnava, ses cryptes et ses caves

Notre « Petite Rome », comme on l’a vu, a des choses intéressantes à montrer en surface, mais aussi sous terre. Son sous-sol est un labyrinthe de cryptes, de caves et de galeries historiques remarquablement conservées. Si vous cherchez quelque chose d’insolite, avec une touche de mystère, la ville souterraine de Trnava devrait vous plaire. Pensez à réserver la visite commentée. J’ai visité des cryptes et catacombes semblables à Žilina, et aussi à Paris.

Il y a d’anciennes cryptes qui servaient de dernière demeure, et des caves où l’on stockait autrefois le vin et les vivres. Ces espaces témoignent du savoir-faire et du sens de l’organisation des bâtisseurs. Pendant la visite, vous apprendrez à quoi ils servaient et pourquoi ils restent si rares aujourd’hui. Moi, ces espaces souterrains secrets m’ont toujours fasciné.

Que voir à Trnava
La tour municipale de Trnava
Les anciennes cryptes sous Trnava, lieux de dernier repos, et les caves où l’on stockait autrefois le vin et les vivres
Les anciennes cryptes sous Trnava, lieux de dernier repos, et les caves où l’on stockait autrefois le vin et les vivres.

Les remparts de Trnava

L’un des symboles les plus marquants de la ville, ce sont ses remparts. Ils rappellent encore aujourd’hui, de façon saisissante, la splendeur médiévale de Trnava et son importance stratégique. On les a élevés au XIIIe siècle, peu après que Trnava a obtenu les privilèges de ville royale libre.

À l’époque, ils comptaient parmi les plus grandes fortifications d’Europe centrale. L’enceinte faisait le tour de la ville, avec un fossé en eau, des portes et des tours de défense. Les tronçons conservés font partie des fortifications médiévales les mieux préservées de Slovaquie. Et le meilleur ? On peut tout simplement s’y promener. L’un des escaliers d’accès part juste derrière la basilique Saint-Nicolas.

La place de la Trinité et le marché de Noël

La place de la Trinité (Trojičné námestie) est, à mon avis, l’une des plus belles places historiques de Slovaquie. J’aime la façon dont l’architecture traditionnelle y côtoie le brutalisme de l’époque communiste. La place doit son nom à la colonne de la Sainte-Trinité, qui la domine. Tout autour se dressent des bâtiments historiques, un décor parfait pour le marché de Noël.

Punch chaud traditionnel, vin chaud, pain d’épices et spécialités locales de Trnava : tout cela vous attend au marché de Noël. Mon conseil : le vin chaud à la fraise.

  • L’astuce de Milan Le meilleur moment pour le marché de Noël, c’est la fin d’après-midi. La place est alors à son plus beau, illuminée de milliers de lumières et parfumée au vin chaud. Ensuite, pour vous récompenser, montez admirer toute la place depuis la tour municipale. Petite anecdote : en 2025, Trnava a fêté le centenaire de l’illumination du sapin de Noël sur la place, et j’y étais.
Le marché de Noël de Trnava
Le marché de Noël de Trnava

La tour municipale de Trnava et son horloge mécanique

La tour municipale, qui se dresse sur la place de la Trinité, est l’une des silhouettes les plus connues de Trnava. Construite entre 1574 et 1578, elle servait à l’origine de tour de guet et de signalisation. Aujourd’hui, c’est l’un des symboles de la ville, avec une belle vue sur Trnava et ses environs.

L’un des grands attraits de la tour est son horloge mécanique, l’un des plus anciens mécanismes d’horlogerie encore en état de marche en Slovaquie. Installé dès 1729, ce mécanisme rare fonctionne toujours. Il faut le remonter à la main chaque jour, une preuve fascinante du savoir-faire des horlogers. Demandez au guide : il vous laissera peut-être le remonter vous-même. Moi, il m’a laissé faire.

Synagóga Café et le café du théâtre Ján Palárik

Pour un café, c’est à Trnava qu’il faut aller. Synagóga Café est l’un de mes cafés préférés de toute la Slovaquie. Ce lieu à part a vu le jour dans une synagogue historique restaurée. Le décor est moderne, mais il préserve avec soin les éléments d’origine du bâtiment, comme les plafonds ornés et les vitraux. Cela lui donne une atmosphère qu’on ne trouve nulle part ailleurs.

  • L’astuce de Milan En plein centre, dans le bâtiment même du théâtre Ján Palárik, il y a un café élégant à l’ambiance artistique. On y boit un bon café, on peut grignoter quelque chose, et la vue donne sur l’animation du centre historique. Et surtout, goûtez les gâteaux.
La synagogue de Trnava
La synagogue de Trnava
Synagóga Café, l’un de mes cafés préférés de toute la Slovaquie, dans une synagogue restaurée
Synagóga Café est l’un de mes cafés préférés de toute la Slovaquie.

La basilique Saint-Nicolas et le tableau qui, selon la légende, a sauvé trois fois Trnava

Lors de ma visite précédente, j’avais à peine remarqué cet endroit, et c’est une erreur à ne pas reproduire. La basilique Saint-Nicolas est sortie de terre au tournant des XIVe et XVe siècles, à la place d’une petite église romane plus ancienne. Les rois de Hongrie eux-mêmes ont contribué à la financer : Louis Ier le Grand, Sigismond de Luxembourg et Albert de Habsbourg. Pendant près de trois siècles, tant que l’archevêque d’Esztergom résidait à Trnava, elle a servi de cathédrale provisoire. C’était l’un des édifices les plus importants de tout le royaume de Hongrie. Plusieurs archevêques et dignitaires de l’Église reposent dans la crypte. L’église abrite aussi l’un des plus anciens orgues de Trnava, sur lequel on donne encore des concerts.

Juste à côté de la basilique, vous remarquerez le palais archiépiscopal Renaissance. Autrefois résidence somptueuse, c’est aujourd’hui, hélas, un bâtiment vide qui se dégrade. Depuis des années, on ne peut même plus y entrer, pas même par l’escalier : une partie a tout simplement été fermée pour des raisons de sécurité. Dommage, j’espère que cela changera un jour.

Mais l’histoire la plus forte de la basilique se joue dans une chapelle latérale, devant le tableau de Notre-Dame de Trnava. Selon la tradition de l’Église, des larmes y sont apparues pendant la menace turque de 1663. Contre toute attente, les Ottomans se sont alors détournés de la ville. Quelques décennies plus tard, en 1708, pendant le soulèvement contre les Habsbourg, le tableau aurait pleuré jusqu’à trois fois en quelques semaines. Cet épisode-là est plutôt bien documenté : une commission de l’époque a entendu trente-deux témoins sous serment.

En 1710, alors que la peste ravageait la ville, les habitants ont organisé une procession avec le tableau. L’épidémie se serait arrêtée à ce moment-là. En souvenir, Trnava célèbre encore chaque année une neuvaine, neuf jours de prière en novembre. Je ne sais pas si vous croyez aux miracles, mais pour l’histoire de la ville, c’est fort. Je comprends que le tableau soit devenu un lieu de pèlerinage, et que l’église porte aujourd’hui le titre pontifical de basilique mineure. Le guide m’a aussi montré une relique du sang du pape Jean-Paul II que conserve la basilique. C’est l’un des évêques de Cracovie qui l’a offerte, il y a quelques années.

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La sucrerie de Trnava, le cœur industriel de la ville

Au-delà des monuments, je dois aussi parler ici de l’un des chapitres les plus importants de l’histoire industrielle de Trnava. Quand j’étais enfant, nous traversions souvent la ville en voiture pour aller chez ma grand-mère.

Petit, je dormais dans la voiture, mais quand nous traversions la ville, une odeur intense me réveillait à chaque fois. Qu’est-ce que c’était ? La transformation de la betterave sucrière. Aujourd’hui, le site se dégrade, mais Región Trnava a réussi à m’obtenir une visite commentée, et je lui en suis extrêmement reconnaissant.

Petite histoire de la sucrerie de Trnava

La sucrerie de Trnava a une longue histoire. Les frères Vaymár ont fait les premiers essais de transformation de la betterave à l’emplacement de l’actuel quartier de Družba. Leur première sucrerie a pourtant fermé au bout de quelques années. L’ère classique a commencé avec la fondation d’une nouvelle usine, la Tyrnauer Zuckerfabrik, reprise plus tard par la famille Stummer. Au fil des décennies, celle-ci en a fait l’une des sucreries les plus grandes et les plus modernes de la monarchie austro-hongroise.

Après la nationalisation, l’usine a continué sous le nom de Sucrerie Peter Jilemnický, puis, à partir des années 1990, sous celui de Trnavský cukrovar, a. s. La production y a duré près de 135 ans, jusqu’à son arrêt définitif en 2004.

La sucrerie de Trnava, le cœur industriel de la ville
La sucrerie de Trnava, le cœur industriel de la ville
La sucrerie de Trnava attend sa nouvelle vie
La sucrerie de Trnava attend sa nouvelle vie.

Parmi ses emblèmes figure la haute cheminée, qui reste l’un des repères visuels de la ville. Quatre bâtiments du site sont classés monuments culturels nationaux : le bâtiment principal de production, les deux entrepôts à sucre et le bâtiment administratif. Autre particularité : on y utilisait autrefois des chariots électriques à trolley pour transporter le sucre jusqu’aux entrepôts. Une innovation technique très en avance sur son temps.

  • LE SAVIEZ-VOUS ? On a bâti la sucrerie à la lisière de la ville, hors des remparts historiques, ce qui collait parfaitement à son caractère industriel. Avec le temps, Trnava s’est pourtant étendue au-delà des remparts, autour de la sucrerie.

Aujourd’hui, tout le site se transforme en un quartier entièrement nouveau, avec des logements, de la culture, de la verdure et des services. Les bâtiments réhabilités associeront l’architecture industrielle classée à des constructions neuves. Espérons que ce soit pour bientôt.

Le parc à l’anglaise du manoir de Voderady, le premier du genre en Slovaquie

Je vous ai déjà recommandé le manoir de Voderady pour dormir, mais derrière se cache quelque chose qui mérite un chapitre à part. En 1794, le comte František Zichy a chargé l’architecte paysagiste allemand Bernard Petri de transformer l’ancien jardin à la française en parc à l’anglaise. Ce type de parc dit « naturel et sentimental » était alors très à la mode. C’est ainsi qu’est né le premier parc de ce type sur le territoire de l’actuelle Slovaquie. À l’époque, des recueils de jardinage étrangers en parlaient même. Pour commémorer ces travaux, le comte a fait ériger un obélisque de douze mètres portant une inscription latine. Soit dit en passant, l’obélisque attend toujours d’être restauré.

Le parc a reçu tout ce que la mode de l’époque exigeait : une grotte artificielle avec des stalactites, une fausse ruine de château avec tours et pont-levis, un ermitage, une chapelle et un vieux moulin. Mon détail préféré concerne l’un des derniers propriétaires, le voyageur Jozef Zichy. Il a parcouru l’Égypte, la péninsule Arabique, le sud de l’Inde, la Malaisie, l’Indonésie, le Japon, la Chine et la Mongolie. Il en a rapporté l’idée de pagodes chinoises. L’une est toujours debout, l’autre devrait bientôt retrouver l’îlot au milieu du lac. Vous trouverez ici mes autres idées d’excursions autour de Trnava.

Et puis il y a mon contraste préféré de tout le parc. L’ermitage est une petite construction censée évoquer la demeure d’un ermite médiéval. On l’a reconstruit avec une technologie on ne peut plus moderne : l’impression 3D. D’après les propriétaires eux-mêmes, c’est le premier bâtiment de ce genre en Slovaquie. Le XVIIIe siècle fabriqué avec la technologie du XXIe : c’est exactement le genre de détail pour lequel j’aime voyager.

Autrefois, les lacs du parc étaient alimentés par gravité depuis le bief du moulin, sur le ruisseau Gidra. Aujourd’hui, le bief est à sec et une pompe prend le relais. On pouvait même s’y baigner : il y avait des cabines pour se changer, et l’îlot n’était accessible qu’en barque. Quand nous sommes allés voir le parc, nous avons fini nous aussi sur l’eau, à la rame. Ce n’était pas prévu, mais je ne le regrette pas. À l’époque communiste, le site accueillait une école d’agriculture avec étables et poulaillers. Après la révolution de Velours, un particulier a même bâti sa maison à l’intérieur de la fausse ruine, avec fenêtres et volets.

La famille Bohdal restaure le parc en profondeur depuis deux ou trois ans. Elle travaille avec le restaurateur Palo Ďurko, qui a tenu à des répliques exactes en céramique. Un contraste bienvenu avec un parc semblable à Dolná Krupá, dont je vous parle plus bas. Celui-là appartient à l’État, et sa restauration s’enlise dans la bureaucratie. Le parc de Voderady, lui, est ouvert au public, avec des barbecues le jeudi en été et un dîner de dégustation à Noël.

  • L’astuce de Milan Avec le soutien du ministère slovaque du Tourisme et des Sports, Trnava propose des visites guidées gratuites à départ garanti. En été, elles ont lieu les jours ouvrables à 10 h 30, pratique si vous voyagez sans groupe. Le vendredi et le samedi matin, il y a aussi un marché sur la place.
Le manoir de Voderady, un bâtiment historique du XIXe siècle remanié à plusieurs reprises
Le manoir de Voderady, un bâtiment historique du XIXe siècle remanié à plusieurs reprises.

Terra Parna, le domaine où j’ai enfin compris pourquoi le portugais bleu n’a rien de portugais

Le domaine Terra Parna s’étend dans la Ružová dolina, près de Suchá nad Parnou. Ces terres appartenaient autrefois à un ordre religieux, qui y avait sa résidence d’été. Presque tout le monde prend la petite tour en pierre surmontée d’une croix pour une chapelle. C’est en réalité un château d’eau, construit par un moine du coin. Dans les années 1930, les notables de Trnava s’y faisaient construire des villas d’été. D’après un voisin, c’est parce que Trnava n’avait pas encore d’égouts et qu’en été, la ville sentait franchement mauvais. Les gens du village s’occupaient de leurs vignes. Il y avait aussi trois viechy, des débits de vin où les vignerons servaient leur propre production, et un café, U Viežličiek.

Aujourd’hui, ce sont deux des trois filles de Jožo qui tiennent la vigne qu’il a plantée en 2003. L’une a étudié la viticulture, l’autre le Luxury Branding & Fashion à Grenoble, et ensemble elles exploitent près de 8 hectares.

C’est ici que j’ai entendu la meilleure histoire de tout le voyage, celle du cépage portugais bleu (Modrý Portugal). J’ai toujours cru que le nom voulait dire quelque chose, que ce cépage venait vraiment du Portugal. Eh bien non. Les analyses génétiques n’ont trouvé aucune parenté avec des cépages portugais, et les ampélographes portugais rejettent tout lien. La seule piste, c’est une légende : vers 1770, on aurait apporté au comte Fries, à Vöslau en Autriche, des boutures venues justement du Portugal. Jožo, lui, a choisi le portugais bleu d’une tout autre manière. Il est allé demander aux grands-mères du village ce qui avait toujours bien poussé ici. De plus, sous le communisme, le cépage s’est taillé une mauvaise réputation. On surchargeait les ceps, et les sols trop engraissés donnaient un vin dilué et maigre.

Tout aussi jolie, l’explication de l’odeur de pétrole que prend parfois le riesling rhénan en vieillissant. Ce n’est pas un défaut, mais un composé au nom imprononçable : le triméthyl-dihydronaphtalène. Il se forme directement dans la vigne quand le raisin reçoit beaucoup de soleil. Et un dernier détail : certaines années, les coccinelles sur les grappes peuvent donner au vin une amertume caractéristique si le vigneron ne les écarte pas pendant les vendanges.

J’ai aussi appris à distinguer un fût honnête d’un fût qui n’en a que l’air. Une vraie barrique de chêne coûte à partir de 500 €. Le vin y subit une lente micro-oxygénation, et les tanins s’arrondissent avec le temps. La solution économique, ce sont des copeaux de bois jetés dans une cuve inox : ils donnent au vin un arôme proche, mais pas le même processus. Ici, les vendanges se font entièrement à la main. On a construit le chai au milieu des vignes pour que le raisin voyage le moins possible et ne s’oxyde pas. Leur Sauvignon 2025 est particulièrement aromatique justement parce qu’ils ont refroidi le raisin dans un camion frigorifique pendant les vendanges.

Les bonnes années, ils laissent l’Alibernet sur pied jusqu’à ce que le thermomètre descende sous les moins sept degrés. Cela donne une vendange gelée avec près de 300 grammes de sucre. Lors du dernier millésime, très pluvieux, tout a pourri trop tôt. Les dernières bouteilles de la récolte précédente ont fini dans des restaurants étoilés au guide Michelin, en Angleterre. Exactement le genre de rareté qui mérite qu’on en parle.

L’essentiel de l’activité tourne aujourd’hui autour de l’expérience. Les dîners de dégustation affichent complet des mois à l’avance, et en juin, le domaine organise une fête pour quatre cents personnes. Il y a aussi des mariages, et même des séances de barre et de Pilates avec brunch. Dans le chiffre d’affaires, le vin n’arrive qu’en deuxième position. Par honnêteté, je dois aussi parler de ce qui ne marche pas ici. La route des vins des Petites Carpates (Malokarpatská vínna cesta) a disparu en tant que concept. Il manquait une garantie de qualité, et on a servi beaucoup de vin que personne n’a payé. Son successeur, Chuť Malých Karpát (le Goût des Petites Carpates), avec billets d’entrée et vignerons certifiés uniquement, n’aura pas lieu cette année : lui non plus n’a pas tenu. Je pense à la Moravie du Sud ou à l’Autriche, où les vignes se succèdent et où les pistes cyclables sont partout. Ici, ce genre d’infrastructure n’a tout simplement pas encore pris. Les vignerons ne se font même pas concurrence entre eux. Leur vrai rival, ce sont les vins d’importation qui remplissent les cartes des restaurants, et ceux qui vendent du vin espagnol en vrac pour du slovaque.

La sécheresse se fait sentir ici aussi : un puits de cent mètres est à sec. Pourtant, à quelques kilomètres de là, à Doľany, l’eau jaillit comme un geyser depuis quarante mètres de profondeur. Smolenice s’est retrouvée complètement sans eau il y a quelques années. Une région aussi viticole et aussi sensible à la météo : c’est un détail à garder en tête.

Medolandia et la roseraie de la comtesse aux roses, qui aimait Beethoven

Dolná Krupá est le village de la musique et des roses, et ces deux qualificatifs ne sont pas usurpés. Au début du XIXe siècle, Ludwig van Beethoven en personne venait ici donner des leçons de piano. Il séjournait chez la famille Brunsvik et enseignait à ses filles. L’une des Brunsvik a ensuite épousé un Chotek. C’est de cette lignée que descend la femme pour qui les amateurs de roses viennent aujourd’hui de toute la Slovaquie.

La comtesse Marie-Henriette Chotek (Mária Henrieta Choteková) est née en 1863 ici même, à Dolná Krupá. Elle y a créé l’une des plus grandes roseraies privées d’Europe. À l’apogée de sa renommée, vers 1910, plus de 6 000 variétés de roses y poussaient. Elle les exportait dans toute l’Europe, aux États-Unis et au Canada. Les rosiéristes étrangers la tenaient pour la plus grande autorité du domaine, une position tout à fait inhabituelle pour une femme du tournant du siècle. Elle se voyait davantage comme une cultivatrice que comme une obtentrice, et pourtant elle a créé quatre variétés. La plus connue est l’Ignis, rouge feu et parfumée, de 1934.

La roseraie a décliné peu à peu dès la crise économique des années 1930. La Seconde Guerre mondiale lui a porté le coup de grâce : après 1945, il n’en restait pratiquement rien. La comtesse est morte en 1946, abandonnée et sans famille, au couvent de Dolná Krupá, où des religieuses s’occupaient d’elle. Le domaine est revenu à l’État, les terrains ont été lotis, et aujourd’hui des maisons ordinaires occupent une partie d’entre eux. Le manoir lui-même appartient désormais au Musée national slovaque.

Mais l’histoire a une jolie suite. En 2019, la famille Kudláč, propriétaire de l’hydromellerie Apimed, a créé une nouvelle roseraie près du site d’origine, dans la lignée de la comtesse. Elle a même réussi à se procurer l’Ignis, la rose créée par la comtesse, qui n’avait survécu que chez des rosiéristes allemands, à Sangerhausen. La famille l’a replantée à Dolná Krupá, à une place d’honneur.

Medolandia et la dégustation d’hydromel

La même famille gère aussi Medolandia, un espace de découverte aménagé dans les ruines des anciens bâtiments agricoles de la comtesse. On le reconnaît à la haute cheminée de l’ancienne distillerie. Leur philosophie est simple : l’hydromel est l’âme vineuse du miel. D’ailleurs, selon la loi, seule une boisson à base de miel, d’eau et de levure peut porter ce nom. L’hydromel sans alcool dont on parle parfois n’en est donc techniquement pas un.

Leurs produits phares sont le Staroslovanská svetlá (clair), uniquement au miel d’acacia, et le Staroslovanská tmavá (foncé), plus épais et plus sucré, au miel de forêt. Mais le plus populaire sur les marchés de Noël, c’est leur Trnavská épicé, au miel de fleurs avec cannelle et clous de girofle. Tout leur miel vient d’environ 150 apiculteurs slovaques, qu’ils sélectionnent eux-mêmes. Chaque lot passe au laboratoire avant l’achat. Comme le miel change chaque année, tout l’art des technologues est de faire en sorte que le client ne perçoive aucune différence d’un millésime à l’autre. L’hydromel jeune mûrit moins longtemps, le plus ancien jusqu’à un an, et le résultat doit avoir le même goût.

Le plus rare chez eux, c’est le miel de forêt, qu’on ne trouve pas tous les ans. Il y a aussi le miel de châtaignier, dont la récolte est tout simplement trop faible pour leurs volumes. Ils ont aussi leur propre hydromel à la rose, pour lequel ils font exactement l’inverse de la taille des rosiers. Ils cueillent les plus belles fleurs, les effeuillent à la main, puis laissent macérer les pétales pendant des semaines dans l’hydromel. Il porte le nom de Mária Henrieta.

  • L’astuce de Milan De mai à septembre, l’entrée du site avec la roseraie coûte 5 € (4 € pour les élèves, les étudiants et les seniors). D’octobre à avril, elle est gratuite. En été, les roses règnent en maîtresses ; en hiver, place à l’hydromel et au pain d’épices. Le week-end, le café est ouvert aussi.
Visite de Medolandia à Dolná Krupá
Visite de Medolandia à Dolná Krupá
Hydromels de Dolná Krupá primés dans le monde entier
L’hydromel le plus primé du monde vient de Dolná Krupá
Medolandia a le meilleur hydromel du monde, et même Beethoven venait ici
Medolandia a le meilleur hydromel du monde, et même Beethoven venait ici

Où manger et où déguster du vin et de l’hydromel autour de Trnava

Comme je l’ai laissé entendre plus haut, la région de Trnava est une terre de dégustations de vin et d’hydromel. À Noël comme lors d’une simple balade à vélo, vous trouverez à chaque coin de route des domaines qui proposent aux passants des dégustations de leurs propres vins. On y mange bien, et on peut même y dormir. J’ai déjà parlé plus haut de Terra Parna et de Medolandia, deux lieux qui méritaient leur propre chapitre. Voici le reste de ce que j’ai visité ces dernières années.

Le domaine Vína z Mlyna, son canard rôti et son vin de messe

Le domaine Vína z Mlyna, à Doľany, est connu pour ses vins de qualité, élaborés dans le respect des traditions viticoles locales. Il a même une licence pour le vin de messe, ce qui n’est pas banal. Goûtez-le : sa production obéit à des règles bien plus strictes que celle d’un vin classique. Et seuls des vignerons dignes de confiance obtiennent l’autorisation d’en faire.

Ce terroir a une longue histoire viticole. Le domaine mise sur des méthodes de vinification naturelles, ce qui permet à ses vins de garder le caractère de la région. Il propose des dégustations de vins avec dîner, un vrai plaisir pour les amateurs. Pour accompagner les vins, il y a aussi des produits locaux qui s’accordent parfaitement avec eux.

  • L’astuce de Milan Ce n’est pas un restaurant mais un domaine viticole : il faut réserver et convenir de la visite à l’avance.
Canard rôti et vin de messe au domaine Vína z Mlyna
Le domaine Vína z Mlyna, son canard rôti et son vin de messe

Le domaine Mrva & Stanko

Mrva & Stanko est né en 1997 grâce à un vigneron à l’expérience internationale et à un publicitaire. Le domaine apporte en Slovaquie des vins modernes, légers, frais, fruités et à la forte typicité de cépage. Il travaille avec des viticulteurs de confiance et vinifie lui-même le raisin pour garder un contrôle total sur la qualité. Il produit environ 360 000 bouteilles par an et ne dépasse pas ce seuil, pour maintenir son niveau.

En plus de sa gamme habituelle, il dispose d’une cave privée où chacun peut entreposer ses grands vins s’il n’a pas les conditions adéquates chez lui. Cette cave m’a rappelé la banque Gringotts de Harry Potter. Leur rosé a remporté une médaille d’or à Paris. Pour la vinification, ils utilisent aussi une cuve en béton, qui n’apporte au vin aucune note indésirable.

Le domaine Mrva & Stanko à Trnava
Le domaine Mrva & Stanko

Le domaine Karpatská Perla

Karpatská Perla considère son vin comme un organisme vivant, qui commence dans le sol et finit dans le verre. Dit comme ça, on dirait un cliché de vigneron. Mais après avoir discuté avec le propriétaire, j’ai senti qu’il croit à ce qu’il dit et qu’il a une immense passion pour le raisin.

Tout repose sur le caractère particulier des Petites Carpates, où le sous-sol rencontre le soleil, la pluie et le vent. Ils cultivent leurs propres vignes, toutes à moins de soixante kilomètres, dans le plus grand respect de la nature et en bio. Selon leur philosophie, le vin ne naît pas à la cave, mais dans la vigne.

« Le sol et l’exposition sont la base, mais ce sont les gens qui comptent », me dit le propriétaire. La vigne, c’est avant tout un travail manuel, qui demande de l’humilité et la volonté de bien faire les choses. Ils vinifient le raisin exclusivement dans leur propre cave pour garder la maîtrise totale de la qualité. Et dès le départ, ils soignent le sol, le terroir et les cépages. Le vin doit être non seulement une boisson, mais aussi une expérience culturelle. Le lieu et la façon de déguster comptent autant que ce qu’il y a dans la bouteille.

Dégustation d’hydromel à Smolenice

Je reste encore un peu dans cette « ambiance internationale », à quelques kilomètres de là. À Smolenice, on vit une atmosphère de Noël bien particulière à la Nektária Smolenice, au pied du château de Smolenice. Ce domaine apicole se pare de décorations de Noël. En plus du marché de Noël traditionnel, tout y tourne autour du miel. On peut goûter différents hydromels, du burčiak au miel (une boisson jeune, encore en fermentation) et d’autres boissons au miel.

Il y a aussi des stands qui servent des burgers, des tacos, des halušky (cousines des spätzle, à base de pomme de terre), des pizzas et d’autres plats du monde entier. Les options végétariennes et sans gluten ne sont pas oubliées. La Nektária organise également des événements thématiques, comme le Medokvas de printemps, d’été et de nuit. On y déguste de l’hydromel et d’autres produits au miel dans le cadre romantique et mystérieux d’un jardin apicole.

J’ai dit aux propriétaires qu’ils devraient augmenter le prix d’entrée, parce que ce qu’ils proposent ici vaut bien plus.

Le Bistro PERK

Le Bistro PERK, dans le centre de Trnava, mise sur des produits frais, locaux et de saison. La cuisine est ouverte : on voit les plats se préparer et on apprend d’où viennent les produits. Le samedi, il y a un brunch, parfait pour un moment tranquille le week-end.

Les plats changent au fil des saisons, si bien que chacun goûte quelque chose de frais et de local. Les petites portions du menu dégustation permettent d’essayer plus de plats et de faire du déjeuner ou du dîner un vrai moment. Le bistro m’a paru chaleureux et discret, mais avec une âme : un cadre sobre, un service attentionné et une approche détendue. Une bonne adresse n’a pas besoin d’être grande ni bondée pour offrir un bon moment à table. Celle-ci est idéale si vous aimez la cuisine fraîche et les lieux originaux.

Le Bistro PERK à Trnava
Le Bistro PERK

Le manoir de Voderady : dîner et nuit sur place

Le manoir de Voderady n’est pas qu’un décor au passé aristocratique. C’est un lieu où l’on peut réellement passer la nuit et profiter d’un cadre qui fait l’effet d’une bulle paisible, loin du monde. Les chambres sont aménagées de façon moderne, mais laissent toute sa place au caractère du bâtiment historique. On ne se sent ni dans un musée en plein air ni dans un hôtel aseptisé. Et ne repartez pas sans tester leur restaurant : j’y ai pris le menu austro-hongrois et je me suis régalé.

L’avantage, c’est que l’on dort au cœur du grand parc à l’anglaise dont je vous ai parlé plus haut. Le lieu est apaisant et a quelque chose d’un conte de fées. Si vous avez besoin d’échapper à la ville, de retrouver l’inspiration ou de passer un week-end romantique, c’est l’endroit idéal. En plus, un nouvel espace bien-être sera bientôt terminé.

Le manoir de Voderady, un bâtiment historique du XIXe siècle remanié à plusieurs reprises
Le manoir de Voderady, un bâtiment historique du XIXe siècle remanié à plusieurs reprises.
Une nuit au manoir de Voderady et l’aménagement d’origine de ses salles de bains
Une nuit au manoir de Voderady et l’aménagement d’origine de ses salles de bains

Que voir à Trnava ? Maintenant, vous le savez. Bon voyage à Trnava ! Les activités de Región Trnava bénéficient du soutien financier du ministère slovaque du Tourisme et des Sports.

Milan Bez Mapy

Milan Bez Mapy
Écrit par
Milan Bez Mapy

Blogueur voyage slovaque qui, depuis 2013, fait sortir les Slovaques de leurs chaises de bureau. Auteur du livre Influencer et fondateur du blog Bez Mapy.